« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. » (Jn 16:23)
Qu’est-ce que Jésus avait en tête lorsqu’il nous encourageait à demander en son nom ?
Dans Jean 17, Jésus exprime que son nom est celui du Père. Alors qu’est-ce que ce nom ? Que représente-t-il ?
Nous avons souvent insisté sur l’autorité que porte ce nom au détriment d’une compréhension plus globale. Ce nom n’est pas seulement un titre. Avant tout, le nom du Père implique tout ce qu’Il est et par conséquent tout ce qu’il a. Jésus est une émanation visible, en chair, du nom du Père. Le Fils est le Nom manifesté du Père.
Jésus ne garde pas l’exclusivité de ce nom. Au contraire, il nous enseigne à le porter également – c’est à dire à l’incarner.
Jésus savait qui il était par nature : Le « Je Suis », le Nom du Père. Lorsqu’il nous encourage à demander en son nom, il nous invite à réaliser également qui nous sommes et ce que nous avons…
Le nom de Jésus peut être une simple confession de foi, une formule de prise d’autorité, un mécanisme psychique d’auto-persuasion ou bien tout un monde de révélation sur qui nous sommes en Dieu et Dieu en nous.
Dans Jean 17, c’est comme si Jésus nous disait tout haut :
J’ai achevé ma mission sur terre. je t’ai glorifié Père. Je connaissais qui j’étais et ce que j’avais et je l’ai publié, je l’ai enseigné, je l’ai montré. Maintenant Père garde-les dans la même conscience que j’avais de moi-même. Qu’ils soient un comme nous le sommes Père en un seul Nom
Alors d’une manière très pratique, utilisons-nous le nom de Jésus ou sommes-nous conscients d’être le nom de Jésus, le nom du Père sur cette terre ? Car toute la différence est là.
On peut utiliser son nom et ne pas le connaître (Mt 7:22-23). Mais lorsque nous sommes son nom, comme le Fils était le nom du Père, alors l’union en Christ est expérimentée.
Le nom de Jésus sur terre était Christ – l’oint. Lui-même n’a jamais prié ou ordonné « au nom » du Christ. Parce qu’il connaissait qui il était. De même, lorsque cette même intelligence spirituelle, cette même conscience sera nôtre, on se verra dire et appeler les choses sans même avoir besoin de rajouter au « nom de »…
« … et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel, d’auprès de mon Dieu, et mon nouveau nom. »
Ap 3:12
Juste magnifique.Amen!
Merci
AMEN ! Quelle profonde réflexion et quelle belle révélation ! Cela me fait penser que ce que je désire de tout mon cœur, c’est non pas brandir ma carte d’identité tamponnée « au nom de Christ » quand cela m’est nécessaire, mais bien plutôt revêtir cette identité, et ce de la tête aux pieds !
J’aimerais rajouter que du coup, j’ai lu deux passages de la Bible avec l’éclairage et dans la perspective de ta méditation. Le premier c’est dans Matthieu 17.19-22, lorsque les disciples demandent à Jésus pourquoi ils n’ont pu chasser un démon et que Jésus leur répond que cette sorte là ne sort que par la prière et le jeûne. Cela paraît surprenant, car je ne pense pas que Dieu soit un adepte des formules, des recettes du genre : « les 5 choses à faire ou à savoir pour chasser tel ou tel mauvais esprit »… Je pense que Jésus répond ainsi plutôt pour diriger ses disciples vers plus d’intériorité et non pas pour les encourager à agir selon un certain mimétisme de ce qu’ils auraient pu voir leur maître faire. Cela me fait penser aussi à la réponse de Jésus lorsque dans le passage de Luc 10.20 : les disciples reviennent tout contents de ce que les esprits leur soient soumis et que Jésus leur répond : « Réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux ». Il nous renvoie là encore au point crucial : notre véritable identité. Donc toujours plus d’intériorité pour toujours mieux connaître notre identité ! 😉
Merci en tout cas pour le partage toujours si pertinent qui permet la remise en question, le réajustement et l’envie toujours plus profonde de vérité. Bise à tous !
Merci Stéphanie pour ton apport !
Complètement d’accord avec toi, les formules et Jésus, ça ne fait pas bon ménage ;-))